Revue de presse du lundi 17 juillet 2017

L’horreur c’est le mot le plus utilisé dans la presse du jour. C’est pour décrire l’issue dramatique de la finale de la Ligue professionnelle de football entre le Stade de Mbour et l’USO. SUDQUOTIDIEN informe que Mbour paie un lourd tribut avec 8 morts dont une fille après l’effondrement d’un pan de mur à l’extrême de la tribune découverte. Dans LIBERATION, on apprend que c’est lorsque Mbour a marqué un but lors des prolongations que les supporters de Ouakam qui étaient plus nombreux se sont mis à jeter des pierres sur l’autre camp. Face à la furie des Ouakamois, les supporters de Mbour ont tenté d’escalader le grillage de la tribune avant que le mur ne cède. 

Selon l’AS, le délai de deux mois fixé par le président de la République pour boucler l’enquête sur ce drame du stade Demba Diop va être rigoureusement respecté. Le journal informe que le Procureur de la République s’est auto-saisi et tient un point de presse cet après-midi. C’est la Sûreté Urbaine de Dakar qui s’occupe de l’enquête en collaboration avec le commissariat de Dieupeul. WALFQUOTIDIEN ajoute d’ailleurs que des éléments de la gendarmerie ont investi les locaux du groupe WalFadjri pour visionner des images sur les événements. Selon le journal, l’enquête ne va certainement pas épargner les quelques policiers stationnés entre les deux camps, sans réagir lors des affrontements entre les deux protagonistes. Dans le QUOTIDIEN, la police se dédouane et charge les supporters ouakamois. Dans son communiqué, la police soutient que le stade Demba Diop a reçu comme d’habitude un dispositif sécuritaire correct. Du côté de Mbour, son président annonce dans l’AS dès aujourd’hui une plainte devant le parquet de Dakar. 

Pour la suite de cette affaire, la TRIBUNE soutient que c’est « du déjà entendu ». Selon le journal, sur les propos du chef de l’Etat pour des sanctions, il est fort à craindre qu’ils ne soient vite oubliés une fois que la clameur se sera estompée. Même sentiment du côté du journal ENQUETE qui écrit que « seulement, l’histoire du Sénégal indépendant semble déjà contredire les autorités. Ammoniac de la Sonacos, bateau le Joola, meurtres à répétition, accidents routiers. La tendance est plutôt à des annonces sans suite ». L’OBS rappelle que dans un article en date du 13 février 2014, il avait donné l’alerte. Le journal avait constaté « un état de délabrement très avancé » de l’infrastructure avec « des murs qui bougent quand il y a des foules ». Le TEMOIN lance « plus jamais ça ! », et soutient qu’il ne faut pas oublier dans l’enquête, l’entrepreneur Mbaye Faye. Le journal informe que c’est lui qui a réalisé les travaux de réfection. Livré en 2015, le stade n’a vécu que deux ans avant de révéler des défaillances techniques provoquant 8 morts et plus de 90 blessés. Dans la même veine, DAKARTIMES parle de l’urgence d’un audit sécuritaire des édifices publics. Selon le journal, Dakar est orné d’édifices publics qui ne répondent plus aux normes de sécurité publique. 

Pour le moment en attendant d’autres développements de l’enquête, LES ECHOS informent que les ouakamois commencent à subir  des sanctions avec leur suspension à titre conservatoire depuis hier soir. Décision précise à l’issue d’une réunion du comité d’urgence de la Fédération sénégalaise de football. 

Conséquence de ce drame, le SOLEIL informe que le gouvernement a décidé de la suspension de toutes les activités sportives ou culturelles sur l’étendue du territoire national pendant toute la durée de la campagne électorale. 

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