Renouvellement du parc de transport urbain : 500 taxis de « l’émergence » réceptionnés

  Dans la mise en œuvre du Programme d’amélioration de la mobilité urbaine (Pamu) dans son volet renouvellement du parc automobile, le président Macky Sall a réceptionné, samedi, un lot de 500 véhicules neufs de transport public baptisés « Taxis de l’émergence ». Fruit d’un partenariat public-privé multipartite, cette première opération constitue une phase pilote qui concerne la capitale et elle sera élargie à l’ensemble des centres urbains du pays.

   Le renouvellement du parc de transport public automobile du Sénégal s’exécute à un rythme soutenu depuis l’avènement du président Macky Sall. Après « Dakar Dem Dikk », les minibus Tata et des camions gros-porteurs, voilà que 500 nouveaux véhicules de transport urbain viennent d’être réceptionnés, samedi, au Palais présidentiel par le chef de l’État. Ces nouvelles acquisitions entre dans le programme « un chauffeur-un taxi » qu’il a initié pour améliorer les conditions de travail, redorer l’image de ce corps de métier et participer au renouveau du cadre de vie urbain. Ces acquisitions entrent également en droite ligne avec sa volonté réaffirmée de renouveler le parc automobile de transport public de voyageurs du Sénégal.

   Ce premier lot de 500 véhicules baptisés « taxis de l’émergence » est le fruit d’un partenariat public-privé multipartite entre le Fongip, la Boa, Cfao Sénégal, la Nsia et le Regroupement des transports modernes du Sénégal (Retramos) du « Mouvement Car Naatangué ». Cette première opération constitue une phase pilote et concerne, dans un premier temps, Dakar la capitale. Elle sera étendue, après évaluation, à l’ensemble des centres urbains du pays. Les chauffeurs de taxi, sous la houlette de Abdou Mboup, le président de « Car Naatangué », a salué et remercié, au nom de ses pairs, le président Sall qui vient de réaliser, pour cette corporation, « son plus grand rêve avec des véhicules propres ». « Pour les chauffeurs voire les acteurs de transport, il n’y a jamais eu autant d’attention venant d’un président de la République », a-t-il déclaré. L’administrateur du Fongip, Doudou Kâ, dont la structure a accompagné et encadré l’opération, a dévoilé les prix de cession des véhicules qui varient entre 7,3 millions et 9,3 millions de FCfa ; les marques (Fiat et Toyota) choisies par les chauffeurs eux-mêmes et les concessionnaires retenus sont Cfao Technologies et Atracom.

   Igor Diarra, le Directeur de la Boa Dakar, estime qu’« il ne s’agit pas d’un simple projet de transport » mais « à la fois un projet de renouvellement du cadre de vie, un projet de santé publique et un projet social en ce sens que derrière chaque taximan, dépendent plusieurs personnes». Cette opération est associée à un programme de protection médico-sanitaire chauffeur. Cela a fait dire à Fabrice Desgardin de Cfao, que c’est « un ambitieux projet qui est complet parce que très bien monté et qui a toutes les chances de réussir ». Le Directeur général de Nsia Assurances n’en dira pas moins car, selon lui, ce projet est conforme à ses orientations « visant à permettre au plus grand nombre d’accéder à des services et produits d’assurance adaptés aux besoins compétitifs ».

   Le président Macky Sall a salué et magnifié le nouvel esprit entrepreneurial des chauffeurs de taxis « qui ont rendu possible l’effectivité de ce programme » pour ensuite décliner son ambition au-delà de ce programme « un chauffeur-un véhicule » au Sénégal. Il a réaffirmé sa volonté de « permettre aux chauffeurs de taxis d’être des chefs d’entreprises ». Pour le chef de l’État, ce partenariat public privé multipartite est à saluer « avec des montages intelligents». « Notre ambition vise à vous donner les moyens d’entreprendre et de vous réaliser, considérez que le taxi, c’est votre bureau, votre building et vous devez l’entretenir et le préserver », a déclaré le président Sall.

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