« Dirty diesel » de l’Ong Public Eye : côté Sénégal, que de bizarreries concernant Total !

Y a-t-il anguille sous roche, d’une façon ou d’une autre, concernant l’enquête « Dirty diesel » de l’Ong Public Eye mettant en cause le carburant nocif distribué au Sénégal? Même s’il est, pour le moment, difficile de répondre, avec exactitude, par l’affirmative, il y a que plusieurs bizarreries demeurent dans le Rapport de la controverse, en ce qui concerne le Sénégal.

En effet, alors que celui-ci a épinglé certaines Sociétés comme Oryx, Vivo Energie, Addax, voilà qu’aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Total semble avoir été lavée à grande eau, au sujet de ce Rapport qui défraie la chronique et qui atteste de graves dangers pour la santé humaine.

Le fait que Total n’ait pas été pointée du doigt garde d’autant plus sa part d’insolite qu’outre le carburant importé, la Société française est, au même titre que Oryx, Vivo Energie, Addax, ravitaillée par la Société africaine de Raffinage (Sar), elle-même incriminée dans ce carburant nocif ou supposé comme tel.

En d’autres termes, quand la Sar et les Sociétés comme Oryx, Vivo Energie, Addax qu’elle approvisionne souvent en carburant sont épinglées, comment se fait-il qu’au même moment Total soit exempte de tout reproche.

Autre bizarrerie notée dans l’enquête « Dirty diesel » de l’ONG Public Eye, notamment dans la rubrique concernant le Sénégal : ce Rapport intervient dans un contexte surréaliste pour Total. Car, depuis quelque temps, la Société française a, selon des sources généralement bien informées, perdu une bonne part du marché du carburant qu’elle contrôlait en Afrique.

Et ce, confie-t-on à Actusen.com, par la faute des Russes capables de céder le carburant aux traders africains à des prix défiant toute concurrence.

En d’autres termes, les traders sénégalais sont très souvent enclins à vendre le carburant acquis auprès des Russes à de « vils prix ». Ce qui ne milite pas en faveur de Total, qui, dit-on, souffre de cette concurrence.

A toutes ces bizarreries, vient se greffer le fait que les Français de Total ont beau chercher, tout au début de la seconde alternance politique survenue au Sénégal, à acquérir la Société africaine de raffinage.

Mais ont, finalement, vu leurs derniers espoirs s’éteindre devant les grilles du Palais. Même si, à l’époque, le Président de la République, travaillé au corps, selon des sources de Actusen.com, était à deux pas de mordre l’hameçon.

D’autant que, non seulement, pendant ce temps, la Société africaine de raffinage pataugeait dans une mare de difficultés qui avaient fortement menacé sa survie. Mais aussi, l’argument brandi au Chef de l’Etat était que les besoins du Sénégal, en termes de raffinerie pouvaient être pris en charge par la Société ivoirienne de raffinage (Sir).

Pour rappel, à en croire le Rapport en question, le carburant nocif, distribué au Sénégal et mis en cause par Public Eye, présente de potentiels risques mortels auprès des populations.

D’ailleurs, des prélèvements ont montré la présence d’une teneur en benzène, classé cancérogène avéré pour l’homme. Aussi, les analyses ont-elles permis de trouver dans l’essence du Mmt, un métal neurotoxique, selon toujours le Rapport.

Actusen.com

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