La Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus performantes du continent #afrique #économie

La dernière édition d’Africa’s Pulse, publication semestrielle du Groupe de la Banque mondiale sur les perspectives économiques de l’Afrique, révèle que la Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus performantes du continent.

Des pays africains poursuivent leur croissance dans une ”conjoncture”, morose, ont commenté, jeudi, dans une vidéoconférence, Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique et Punam Chuhan-Pole, économiste principale de l’institution bancaire.

Pour les deux experts de la Banque mondiale, après avoir ralenti à 3% en 2015, le taux de croissance de l’Afrique subsaharienne devrait continuer de baisser à 1,6% en 2016 (plus bas niveau depuis 20 ans).Le rapport, a précisé M. Zeufack, constate des taux de croissance très ”hétérogènes” à travers le continent et révèle des disparités entre les pays.

”Alors que la croissance s’est effondrée dans de nombreux pays, l’Ethiopie, le Rwanda et la Tanzanie affichent toujours en moyenne des taux annuels supérieurs à 6%. Enfin, d’autres pays tels que la Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus performantes du continent ”, a-t-il souligné.

Selon l’économiste en chef de la Banque mondiale, ”les pays qui s’en sortent le mieux sont également ceux qui disposent d’un cadre de gestion macroéconomique plus solide et d’une réglementation plus favorable aux activités commerciales. Leurs exportations sont aussi plus diversifiées et leurs institutions plus efficaces”, a analysé Albert Zeufack.

Pour sa part, Punam Chuhan-Pole, malgré un léger bond, les cours des matières premières devraient rester bien en deçà des niveaux records enregistrés entre 2011 et 2014, du fait d’une reprise mondiale fragile.

”Pour faire face à leurs besoins croissants de financement, les pays exportateurs de matières premières ont commencé à réduire leurs dépenses mais de manière inégale et insuffisante”, a déploré Mme Pole, par ailleurs, auteur du rapport. Dans un tel contexte, a-t-elle expliqué, la reprise devrait être modeste, avec une croissance réelle du Produit intérieur brut (PIB) prévue à 2,9% en 2017 et 3,6% en 2018.

Les deux experts de la Banque mondiale ont indiqué que du fait de la conjoncture internationale encore fragile, ”certains pays doivent procéder à des ajustements structurels plus importants pour réduire leurs effectifs budgétaires et extérieurs et mieux résister aux chocs économiques ”.

Pour améliorer leurs perspectives de croissance à moyen terme, ”ces pays devront également réorienter leur politique macroéconomique et accélérer les réformes structurelles”, a insisté M. Zeufack.

”Il est impératif d’améliorer la productivité des petits exploitants agricoles pour augmenter les revenus des populations rurales et réduire la pauvreté en Afrique subsaharienne. Cela demande d’investir dans les biens publics en milieu rural, notamment les infrastructures, d’adopter de meilleures technologies et de développer la recherche agronomique”, a conseillé Mme Pole.

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